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4 août 2026

Laisser son client modifier le site vibe-codé qu'on lui a livré

Vous connaissez le mail. « Dis, tu peux juste changer l’horaire du samedi ? » Puis, deux semaines plus tard : « Et remplacer la photo de la vitrine ? » Puis un prix. Puis une faute de frappe qu’il a repérée un dimanche soir.

Chaque demande prend cinq minutes. Le problème, c’est le reste : rouvrir le projet, retrouver la bonne ligne, commit, déploiement, réponse au client. Vous avez livré un site en un week-end, et vous voilà devenu son CMS humain — un back-office à un seul employé, vous, payé zéro.

« Migrer vers un CMS », c’est refaire le site

La réponse réflexe du métier : installer un CMS. Sauf qu’un CMS veut posséder le contenu. Il faut découper le site en templates, définir des schémas, brancher une base, réapprendre au client une interface d’admin. Vous réécrivez un site qui marche pour que quelqu’un puisse y changer deux mots.

Pour un site vibe-codé — bespoke, sorti d’une traite, taillé main — c’est disproportionné. Le code que vous avez livré est la source de vérité : il est rapide, versionné, exactement comme vous le vouliez. Ce qui manque, ce n’est pas une architecture ; c’est juste un moyen sûr, pour une personne qui ne code pas, de toucher aux mots à l’intérieur.

Rendre la main, pas le contrôle

L’idée tient en une distinction : rendre au client la main sur le contenu, sans lui rendre le repo.

Vous connectez le dépôt — une App GitHub qui ne voit que les repos que vous désignez, rien d’autre. Elle lit le code et repère les textes, les images, les listes, là où ils vivent vraiment : dans le markup, ou dans ce tableau const sur lequel votre template boucle. Puis vous faites le tri : ce que le client peut modifier, nommé avec ses mots à lui ; tout le reste, verrouillé. Rien n’est modifiable sans votre accord.

C’est vous qui décidez de la surface. Le titre d’accueil et les horaires, oui. La grille tarifaire, le pied de page légal, la structure — non.

Ce qu’il voit, ce que vous gardez

Le client, lui, se connecte avec Google. Pas de git, pas de branches, pas de commits — un aperçu en direct de son propre site, où les zones modifiables s’allument au survol. Il change un texte, dépose une nouvelle photo, clique sur Publier. Sous le capot, cette publication devient un seul commit propre, signé, sur votre branche. S’il change d’avis, un retour arrière en un clic.

Vous, pendant ce temps, vous continuez à coder. Poussez quand vous voulez : l’outil détecte que le code a bougé et met de côté toute modification du client qui entrerait en conflit, au lieu d’écraser l’un ou l’autre. Votre travail passe toujours avant.

Et si un jour le client cesse de payer, le site ne se retourne pas contre lui : la couche d’édition repasse simplement en lecture seule. Le site, le repo, l’historique restent exactement en l’état. Rien n’est pris en otage.


C’est tout l’intérêt : le site reste le vôtre, celui que vous avez codé main. Il arrête juste d’être figé — et vous, d’être le back-office de quelqu’un d’autre.